Tourisme-Sport

 

Marrakech, l’oasis des people

People | Si Deauville reste l’indémodable vingt et unième arrondissement de Paris, la médina de Marrakech n’est pas près de lâcher sa première place sur le podium des villégiatures préférées de l’univers people.

Si Deauville reste l’indémodable vingt et unième arrondissement de Paris, la médina de Marrakech n’est pas près de lâcher sa première place sur le podium des villégiatures préférées de l’univers people. Il est plus facile d’organiser un événement festif au cœur du Maroc ensoleillé le premier week-end de mars que de les convaincre d’aller fêter la foire de la choucroute à Munich. Aussi, lorsque Dominique Desseigne, président du Groupe Lucien Barrière, a lancé ses invitations pour ouvrir son premier établissement hôtelier à l’étranger, le Naoura Barrière à Marrakech, peu de people ont décliné. Qui résisterait à l’idée de rester entre soi, personnalités connues, puissantes et privilégiées, pour profiter des fruits mérités de cette reconnaissance en se faisant offrir des séjours de rêve qu’ils peuvent tous se payer mais qu’il est si doux de recevoir?

Comme une forteresse

Est-il besoin de préciser que Dominique Desseigne avait organisé les festivités en grand pour célébrer l’ouverture de cette médina dans la ville, où tout n’est que calme, luxe et volupté derrière de hautes murailles qui protègent comme une forteresse un palace à la fois classique et moderne. Il fallait bien ce décor de goût signé Pascal Desprez pour convaincre son épouse, Mireille Darc, de revenir à Marrakech où l’attachaient tant de souvenirs avec Alain Delon. C’est à Tanger que l’actrice-réalisatrice-journaliste se fait construire une maison, mais elle voulait découvrir «le nouveau bébé de Pascal». Pour ce baptême, il fallait une marraine et le choix s’est naturellement porté sur l’actrice Caterina Murino, habituée aux palaces depuis le James Bond Casino Royale, vêtue d’une éblouissante robe de Dolce & Gabbana. «Je n’oublie pas que je suis ambassadrice de l’Association pour la médecine et la recherche en Afrique, au profit de laquelle la maison Chaumet offre, pour une vente aux enchères silencieuse, une bague, un bracelet et une montre Frisson…»

Sous un feu d’artifice inaugural, les hautes personnalités marocaines – dont le ministre du Tourisme, Mohamed Boussaïd, accueilli par son homologue français Hervé Novelli – se mélangent, un appareil photo à la main, aux people venus de Paris. Jacques Chancel connaît tout le monde, il est un peu chez lui au Maroc, tout comme les trois frères Patrick, Hubert et Xavier Guerrand-Hermès, qui paraissent plus nombreux tellement ils se ressemblent.

 

Galthié dans l’Atlas

Les flashes crépitent autour de Marianne James (qui refuse qu’on lui reparle de Nouvelle star!), Laurent Gerra – qui cède momentanément sa place d’imitateur à l’acteur Antoine Duléry, exceptionnel avec la voix de Claude Rich ou Daniel Prévost – mais aussi Corinne Touzet, Julie Gayet, Alain Chamfort, les animateurs Laurent Ruquier et Marc-Olivier Fogiel. La star du rugby Fabien Galthié raconte à Patrick Poivre d’Arvor son excursion sur les pistes enneigées de l’Atlas, tandis qu’on sent le réalisateur Jean-Jacques Annaud toujours prêt à livrer bataille contre le piratage des films sur Internet devant une Charlotte Rampling attentive.

 

Dans la nuit douce quoique fraîche de Marrakech, la forteresse people du Naoura a baissé sa garde, chacun occulte son rôle public: Kenzo présente ses peintures à la Matisse, Valérie Hortefeux oublie un temps qu’elle est femme de ministre, Bettina Rheims délaisse son appareil photo et Christian Bîmes sa raquette de tennis, tandis que le chef d’Apicius, Jean-Pierre Vigato, déguste avec bonheur les cornes de gazelle.

 

© La tribune de Genève

 

Un paysage en phase de restructuration

Plusieurs défis ont été relevés durant les dix ans de règne de Sa Majesté la Roi Mohammed VI, notamment la diversification et le renforcement du financement du sport, la modernisation de la gouvernance et la refonte du système de formation.

Le Souverain n’a cessé de soutenir durant les dix années de son règne le sport et les sportifs à travers toutes les régions du Royaume. Actuellement, le sport national est en crise. C’est ce qui a été rélevé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans sa lettre aux Assises nationales du sport qui s’étaient tenues les 24 et 25 octobre à Skhirat. «Le sport s’enlise dans l’improvisation et le pourrissement», a souligné SM le Roi dans sa lettre.
Les Assises nationales du sport ont constitué une étape historique qui a déterminé les contours pour le développement du secteur du sport. Il est vrai que la réalité est tenace, mais récemment les choses ont connu un changement remarquable. Le Souverain insiste d’abord sur la nécessité pour les athlètes de se former pour passer au stade du professionnalisme sans oublier la mise à niveau des infrastructures sportives.
Conformément aux directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un important programme a été établi pour la préparation des sportifs de haut niveau appelés à représenter le Maroc aux prochains Jeux Olympique de Londres. La préparation s’effectuera à l’étranger pour certains sportifs les plus brillants. Quant aux autres, ils s’entraîneront au Centre sportif des Forces Armées Royales, en attendant la réhabilitation et la rénovation du Centre national des sports Moulay Rachid. Un budget de 330 millions DH a été réservé pour la mise en œuvre de ce programme à l’horizon 2012. Pour la mise à niveau du football national, le Souverain a donné ses Hautes instructions pour qu'un montant de 250 MDH soit affecté à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) pour la mise à niveau structurelle du football national.
Une partie de cette enveloppe ira aux équipes nationales ainsi qu’à la préparation de la sélection. Dans ce cadre, le Souverain a donné ses Hautes instructions à Bank Al-Maghrib, à l’Office chérifien des phosphates (OCP) et à la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) de contribuer annuellement d’une enveloppe de 75 MDH chacun. Il a aussi demandé au Fonds Hassan II pour le développement de contribuer avec 25 MDH.
De même, l’on assiste actuellement à l’actualisation du cadre juridique du sport et de l’instauration de la loi relative à la lutte contre le dopage. La loi relative à l’activité physique évoque pour la première fois au Maroc le règlement des litiges sportifs, le professionnalisme, l’institution du Conseil national des sports et d’autres points cruciaux. Elle instaure de nouveaux textes notamment en rapport avec le hooliganisme.
Le professionnalisme représente une solution idéale pour sortir le sport national de sa crise. Le texte portant sur la lutte contre le dopage consacre la détermination du pays à lutter avec acharnement contre ce fléau mais aussi contre les tricheurs. «Sa Majesté le Roi Mohammed VI a donné son accord pour la création d’un laboratoire antidopage dont les activités

couvriront notamment l'Afrique et le monde arabe», a déclaré Nawal El Moutawakel, ministre de la Jeunesse et des Sports en marge d'une réunion à Rabat sur la lutte contre le dopage. Par ailleurs, la construction des stades au Royaume s’est considérablement activée. Les pouvoirs publics marocains accélèrent le rythme de construction de grands stades et de réhabilitation des installations sportives dans l’ambition d’abriter les grandes compétitions sportives planétaires.
Le Souverain a par ailleurs souligné dans sa lettre aux Assises nationales du  sport que le Maroc est une Nation qui aime le sport et qui se mobilise massivement et unanimement pour encourager ses champions.
L'année 2009 a été riche en débats pour se focaliser sur la recherche des maux qui entravent un secteur désormais perçu comme un levier économique et un outil d'éducation à la citoyenneté et à la démocratie.

Source : aujourd’hui.ma